• oh.les.coeurs

Le jour où...

Mis à jour : 31 déc. 2019

mon système immunitaire s'est mis à dérailler et que ma santé en a pris un sacré coup...


Mon parcours avec l'alopécie a débuté en octobre 2017 lorsque j'ai fait retirer mon DIU hormonal, le Mirena.


A l'époque, cela faisait déjà plusieurs mois que je subissais de façon régulière la survenue de malaises vagaux (faiblesse soudaine, nausées, tremblements, sueurs froides, jusqu'à une brève perte de connaissance). Ceux-ci se sont répétés jusqu'à survenir plusieurs fois par semaine et étaient accompagnés de crises de tétanies (contractions musculaires) au niveau de mes extrémités.

C'est le caractère cyclique des malaises qui m'a amené à soupçonner mon stérilet hormonal d'y être pour quelque chose.


Ma gynécologue m'a affirmé que le dispositif ne pouvait pas provoquer ce type de problème et a accepté de me le retirer, non sans difficulté.


Le déséquilibre hormonal occasionné par le retrait du Mirena a déclenché chez moi l'arrivée de nouveaux soucis de santé.

Petit à petit mon corps s'est mis à s'enflammer par des rougeurs sur le visage et de l'acné inflammatoire. Ma peau est devenue grasse alors qu'elle est à l'origine plutôt sèche. J'ai ressenti des douleurs pelviennes qui m'ont donné l'impression d'avoir des kystes aux ovaires. Des démangeaisons et des sensations de brûlures sont apparues sur tout mon cuir chevelu.

Mes cheveux ont commencé par changer de texture pour devenir secs et cassants, puis se sont mis tomber par paquets.


Dès le mois de novembre, je me suis faites suivre par différents médecins pour comprendre et lutter contre les réactions de mon système immunitaire mais aucun n'a pris mon problème suffisamment au sérieux, si ce n'est mon médecin traitant.


Ma gynéco m'a prescrit une pilule à tendance androgénique¹ pour remplacer le stérilet, la première dermato que j'ai consulté m'a dit de ne pas m'inquiéter pour ma chute de cheveux, qu'il s'agissait d'un effluvium² et m'a prescrit des corticoïdes pour calmer l'inflammation de mon épiderme, la seconde m'a prescrit du Minoxidil à prendre à vie, la cinquième m'a annoncé qu'il s'agissait d'une alopécie androgénétique ou androgénique³ et que j'allais "malheureusement devenir chauve" et qu'il n'y avait rien à faire sinon prendre du Minoxidil. Les endocrinologues que j'ai consultés m'ont quant à eux renvoyés à la maison sans même m’ausculter... et cela malgré des prises de sang plutôt évocatrices d'un problème de thyroïde.


Autant de réponses insatisfaisantes qui m'ont poussé à consulter 10 spécialistes différents pour tenter de trouver une cause et des solutions à mon problème.

Je me suis toujours considérée en bonne santé et n'était pas une habituée des médecins. En l'espace de quelques mois, j'ai fini par rattrapé mon quota des dix dernières années.

Mon cuir chevelu me faisait mal, était rouge et brûlant, j'ai commencé à faire de l'urticaire au visage et mes cheveux continuaient à chuter. Plus ils tombaient, plus cela me stressait et plus j'avais l'impression de perdre pieds.

Moi qui était habituellement plutôt positive et joyeuse, me suis mise à déprimer, mon moral était en berne, je n'avais plus le goût de rien... jusqu'à ce que mon médecin me conseille de prendre rendez-vous avec un médecin interne.



¹ Pilule avec un impact négatif sur les cheveux, qui auront tendance à tomber, plus particulièrement dans des zones sensibles aux androgènes.

² Effluvium télogène : chute diffuse excessive mais temporaire et réversible après quelques mois.

³ Alopécie androgénétique : alopécie influencée par les gênes héréditaires et alopécie androgénique : alopécie résultant d'un problème hormonal.


65 vues
oh.les.coeurs

​© 2019 oh.les.coeurs

Blog personnel santé et cheveux